Spectacle Feydeau
Entre fin novembre et début décembre 2006, le CDF de Londres a eu le plaisir de vous présenter un « Spectacle Georges Feydeau », composé de :

« Hortense a dit : Je m’en fous ! »
et « Feu la Mère de Madame. »,

2 pièces en I acte.

A la charnière entre le théâtre classique et celui de l’absurde, Georges Feydeau (1862 - 1921) fut décrit par Marcel Achard comme : « le plus grand auteur comique après Molière ».

Feydeau nous a laissé une brillante illustration de la tradition du vaudeville. Ce genre de théâtre nous présente des types caricaturaux :

Des héros, souvent mariés dont les femmes sont une source perpétuelle d’ennuis et de périls ! et des « utilités », indispensables à leurs maîtres aussi bien qu’à l’auteur, dont les interventions égaient la pièce de leur pittoresque, physique, vestimentaire ou verbal.

Quiproquos et péripéties font avancer et rebondir l’intrigue, tout cela mené à une cadence rapide et accompagné d’une gestuelle très riche. La vivacité du rythme est l’une des constantes essentielles du théâtre de Feydeau : périodes de tension et de détente alternent ; le plateau est constamment animé et les personnages en mouvement perpétuels. Le rythme verbal est lui aussi étourdissant : fantaisie, calembours et jeux de mots y abondent et les bons mots fusent.
Les pièces de Feydeau continuent à attirer et amuser le public du monde entier. Grâce à une peinture burlesque de la société parisienne du début du XXème siècle et à la mécanique implacable de son théâtre d’intrigue, réglé comme une horloge, Feydeau et le vaudeville sont toujours à l’honneur.

Feu la mère de Madame...
Cela aurait pu être une nuit tranquille. Madame se couchait. Madame s’endormait. Madame rêvait...
Mais, au lieu de cela, Monsieur rentre d’une soirée bien arrosée du bal des Quat’Z’Arts ! SCÈNE DE MÉNAGE ! Madame en appelle à sa bonne, Annette, pour témoigner en faveur de sa beauté. SCÈNE ÉPIQUE ! Et l’on frappe à la porte pour annoncer la mort de la Mère de Madame ! SCÈNE TRAGIQUE !

Les retours de situation se succèdent et il faut attendre le baisser du rideau pour connaître le dénouement d’une nuit bien mouvementée!

Hortense a dit : Je m’en fous
« Ouvrez la bouche ! Plus grand ! » Ce n’est vraiment que dans son cabinet de dentiste que Follbraguet est le maître!

Dans son foyer, c’est Marcelle, son dragon de femme, qui règne, suprême. Ajoutez à cela, Hortense, une bonne un rien impertinente qui n’a pas peur de faire front à sa maîtresse et Adrien, un maître d’hôtel prêt à faire le coup de feu pour défendre son honneur et le pauvre Follbraguet subit les assauts répétés de toute sa maisonnée, devenant un jouet ballotté par l’intrigue !

Saura-t-il rétablir son autorité sur sa maison ou prendra-t-il sa revanche sur ses patients?