En Scène
 

Le Cercle Dramatique Français présente :

« Le Roi se meurt »
d'Eugène Ionesco
(in French)

Le jeudi 19 novembre, à 19h30
Le vendredi 20 novembre, à 19h30
Le samedi 21 novembre, à 14h30 et 19h30

au Steiner Theatre
35, Park Road
London - NW1 6XT
(Tube: Baker Street)

Comment vous y rendre ?

Réservations au
020 7622 3895


Entrée : £12
Tarif réduit : £10
(TR : Membres affiliés ; Groupes 10+ ; Etudiants)


La Pièce
Dans la salle du trône décrépite du Roi Bérenger Ier, la Cour (la Reine Marguerite, la Reine Marie, le Médecin, le Garde et Juliette, la servante) est inquiète...

Les murs du palais se lézardent, le froid s'est installé, le chauffage refuse de fonctionner, le soleil se rebelle, il n'y a plus d'armée dans le royaume , le sol est mou, la population vieillissante tombe dans des crevasses qui n'étaient pas là il y a deux minutes encore...!

Il est convenu que le Roi doit être informé : la fin de son règne est proche... Tout juste une heure et demie...

Mais Bérenger refuse d'admettre la réalité ! Bien qu'il convienne que tout ne va pas au mieux, il n'a cependant pas encore décidé de mourir !

Son envie de vivre saura-t-elle parer à l'inéluctable...?

La Mise en scène
« (Elle) s'appuie sur le jeu tournoyant des comédiens, épousant par là même la seule vraie constante de la pièce : la volonté du Roi de ne pas s'abandonner à la mort.
Les autres personnages ont un effet miroir sur Bérenger, dont le propre délire se tisse au gré des réflexions et de l'agitation qui animent sa Cour, alors qu'il vit - dit-on - ses derniers instants.

Contre toute attente, Ionesco parvient à tirer de l'ultime inconnu que représente le néant une fable absurde, au cours de laquelle les fantaisies et les excès des personnages mèneront les spectateurs à se questionner, entre deux rires, sur l'universalité de la condition humaine. »

La Musique
Avec « Le Roi se meurt », le CDF initiera par ailleurs son souhait de fédérer au sein de ses productions tous les Arts liés de près ou de loin aux spectacles vivants.
Ainsi, pour la première fois dans son histoire, le CDF illustrera musicalement certains passages de la pièce, grâce à des oeuvres originales et spécialement créées pour « Le Roi se meurt » par la jeune compositrice Nahmi Moon (minimum Design music).

« Le Roi se meurt » is my first composition for theatre play. Most of my work has been film music, but after reading the play, this was an opportunity I couldn't resist. When writing music for films, I brainstorm the feelings the music should give for each scene. I express this with emotions, ambience, colours, temperature, etc. Music for theatre felt much harder to create as there was no final image to brainstorm from. I attended a rehearsal but it was still difficult to sketch the music because there were many distractions and the direction wasn't yet finalised. Maybe it was a too early rehearsal, but the music is needed for the full rehearsals. The director also had a few requirements: the music should be regal, energetic, crazy and pompous. I became even more confused after that!

I went back to the book to immerse myself in Ionesco's descriptions. The « mise en scène » in « Le Roi se meurt » brought back old memories from an antique toy shop I once saw in Paris. I stopped in front of the shop window and was fascinated by the display of strange looking small toys. It was a surreal moment, especially, the figure of a colourful ceramic toy king looking very serious and rigid. When I re-read « Le Roi se meurt &», I wondered whether Ionesco observed the world from a distance and projected it to the stage in a similar way I observed the figures and displays through the glass of the Parisian toy shop. Surreal moments are happening everyday in our life, but you often don't realise them because you are too busy. You lack the opportunity to observe, and let these moments pass away. In « Le Roi se meurt », Ionesco exposes these surreal moments in everyday life and bring them to the stage.

The seriousness combined with ridicule and the attachment to life of the king in the book, and the serious looking toy king in the shop gave me the inspiration for the music. I wanted the music to sound serious, passionate and crazy. When you're passionate about an activity, it is extremely serious to you, but for an observer taking a step back it may appear ridiculous. I intend the music in this production to create layers of emotions: when you're transfixed into the world of the king, the music sounds regal, serious, overwhelming, even passionate, but when you observe the characters suddenly it sounds ridiculous, all at the same time. »

Eugène Ionesco (1909 - 1994)
Il publie sa première oeuvre dramatique, La Cantatrice Chauve, en 1950 et la sous-titre « anti-pièce ». Un échec lors de sa création, cette parodie allait toutefois durablement marquer le théâtre contemporain, faisant de Ionesco l'un des pères du « théâtre de l'absurde », une dramaturgie au sein de laquelle le non-sens et le grotesque recèlent une portée satirique et métaphysique, présente dans la plupart des pièces du dramaturge.

Parmi elles, citons entre autres La Leçon (1950), Les Chaises (1952)...
En 1959, la création de Rhinocéros, par Jean-Louis Barrault, à l'Odéon-Théâtre de France (au coeur de laquelle Ionesco présente pour la première fois au public Bérenger, son double), apporte à son auteur une véritable reconnaissance.

Le Roi se meurt, pièce en 1 acte, est créée le 15 décembre 1962.

Fréquemment reprise par la suite, cette pièce a été mise en scène par de nombreux metteurs en scène de renom et est inscrite au répertoire de la Comédie-Française.

Eugène Ionesco est élu à l'Académie Française en 1970 et est l'un des rares auteurs à avoir vu, de son vivant, ses oeuvres publiées au sein de « La Pléïade ».